
Une vie active
Volontariat, rencontres et aide aux autres.
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En mars 2025, un accident a changé ma vie. Depuis, je suis paraplégique. Je raconte ici mon parcours, mes expériences et mon souhait de m'engager autour des réalités vécues par les personnes handicapées.

Mon histoire commence avant le 29 mars 2025. Elle passe par le volontariat, les rencontres, l'accident, l'hôpital, la revalidation et les étapes qui m'ont progressivement conduit vers une nouvelle autonomie.
Le site reprendra mon manuscrit « Version IA2 » sous forme de chapitres, avec mes anecdotes, mes expériences et les moments importants de ce parcours.
Parcourir les grandes étapes →
Volontariat, rencontres et aide aux autres.

L'accident qui change le cours de ma vie.

Soins, opération, dépendance et premières questions.

Transferts, exercices et retour progressif vers l'autonomie.

Vivre, sortir, observer les obstacles et réfléchir à l'engagement.
Cette rubrique part de mon expérience personnelle : ce que je découvre, ce qui fonctionne, ce qui reste difficile et ce que cela change dans les gestes ordinaires.
Observer les obstacles réels dans les lieux et les déplacements du quotidien.
Le fauteuil, les aides techniques et la recherche d'autonomie.
Les adaptations nécessaires pour pouvoir vivre au quotidien.
Le travail, les professionnels et les étapes de récupération.
Les réalités administratives auxquelles une personne handicapée peut être confrontée.
Les rencontres, les réactions et la place du handicap dans la vie sociale.
Les photos viennent de mon quotidien : sorties, déplacements, lieux rencontrés et moments de vie.






Je souhaite être actif à un niveau où mon expérience peut contribuer à faire avancer les questions liées au handicap. Mon passage de l'hôpital à la recherche d'un logement, puis mon installation en résidence-service, m'a particulièrement fait réfléchir à la différence entre être logé et pouvoir choisir son lieu de vie. Ma démarche part de mon vécu, mais elle doit aussi s'appuyer sur l'écoute des personnes concernées, des associations et des professionnels.
Écouter. Partir des expériences vécues.
Comprendre. Examiner les problèmes et leurs causes.
Proposer. Mettre sur la table des solutions concrètes et vérifiables.
Évaluer. Regarder ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré.
Ces photographies montrent simplement ma vie avant le basculement : des moments ordinaires, des sorties, des habitudes, des plaisirs, des sourires et des souvenirs. Elles permettent de remettre une personne derrière le mot « handicap ».
Avant de parler du fauteuil, il faut parler de l'homme que j'étais. Cette galerie raconte cette vie-là.












La galerie reste volontairement personnelle : elle ne cherche pas à idéaliser « l'avant », mais à montrer qu'il y avait une continuité de vie, une personnalité, des goûts et des habitudes avant l'accident.
En quelques secondes, une journée ordinaire prit une autre direction.
Un accident m’a laissé paraplégique. Il a fallu apprendre à vivre autrement, étape après étape.
J’arrivai à sortir de la voiture, qui était retombée sur le toit.
L’arrière s’était abîmé parce que j’avais percuté un poteau qui passait par hasard, au mauvais moment. J’en déduisis que je ne pourrais probablement pas me reconvertir en cascadeur.
Cette photographie ouvre une autre porte de mon histoire. Avant l'accident, avant la paraplégie, avant les mots « handicap », « accessibilité » ou « autonomie », il y avait simplement un enfant qui grandissait et construisait sa vie.
Je veux garder cette image sur ce site parce qu'elle rappelle une chose essentielle : une personne ne se résume jamais à son handicap. Son histoire a commencé bien avant.
Mon parcours ne commence pas en mars 2025. En mars 2025, c'est une nouvelle partie de mon histoire qui commence.
Après l'accident, la mobilité prend une autre dimension. Voici mes nouveaux « carrosses » : un fauteuil roulant Küschall orange et noir et un Volkswagen Caddy gris métallisé, adapté à mes déplacements. Ce ne sont pas seulement des équipements : ils représentent aussi de nouvelles possibilités de sortir, de bouger et de retrouver davantage d'autonomie.





Je ne veux pas seulement montrer du matériel. Je veux raconter ce que chaque solution m’apporte, pourquoi elle a une place dans mon quotidien et comment elle contribue à ma liberté de mouvement.
Mon Küschall, ce n’est pas seulement mon fauteuil roulant. C’est avant tout ma liberté de voyager.
Grâce à lui, je peux me déplacer au quotidien, mais aussi partir, découvrir de nouveaux endroits et continuer à profiter de mes voyages.
Et pour voyager, il faut aussi pouvoir transporter mon fauteuil. Mon Caddy adapté me permet justement de l’emmener avec moi.
À l’arrière du véhicule, un bras-robot sort du coffre pour charger mon Küschall. Ce système me permet de ranger mon fauteuil sans devoir le porter moi-même.
Une fois le fauteuil chargé, je peux prendre la route.
Mon fauteuil me donne la mobilité. Mon Caddy me donne la possibilité de l’emmener avec moi. Ensemble, ils représentent quelque chose de beaucoup plus important : la liberté de voyager.
Ce sont mes nouveaux carrosses… et surtout, ils me permettent de continuer à aller où je veux.
Le Klaxon-Klick m’apporte quelque chose de précieux : le loisir de partir pour de longues promenades, sans devoir constamment penser à la distance.
J’aime particulièrement emprunter les chemins de halage et longer les voies d’eau. Je peux ainsi partir pour une balade et, pourquoi pas, aller jusqu’à l’Abbaye d’Aulne.
Sa grande autonomie est idéale pour ce type de sortie. Je peux profiter de la promenade, prendre mon temps et découvrir les paysages sans avoir cette sensation de devoir faire demi-tour trop rapidement.
Et puis il y a la vitesse. Avec une vitesse de pointe de 20 km/h, je peux réellement me déplacer à un rythme agréable. Je n’ai pas cette impression de « me traîner » que l’on peut parfois ressentir lorsqu’on se déplace en fauteuil.
Pour moi, le Klaxon-Klick ne représente donc pas seulement une assistance électrique. Il élargit mon terrain de jeu. Il me permet de partir plus loin, de profiter davantage de mes promenades et de retrouver cette sensation de liberté que procure le fait de pouvoir simplement prendre la route.
Les chemins de halage, l’Abbaye d’Aulne… et pourquoi pas encore plus loin.
Découvrir Klaxon-Klick →Le WHILL C2 m’est particulièrement utile pour mes déplacements au sein de ma résidence-service.
Il me permet également de me rendre facilement au centre commercial voisin, ce qui me donne une vraie liberté pour faire mes courses ou simplement aller me promener dans les magasins.
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est sa maniabilité. Son faible rayon de braquage est très pratique dans les magasins, notamment pour circuler dans les rayons et se faufiler dans les espaces plus étroits.
Sa vitesse s’adapte également très bien à mes déplacements. Dans le centre commercial, je peux avancer tranquillement à une vitesse adaptée aux allées et aux autres personnes. Et lorsque je quitte le centre commercial pour rentrer à la résidence, je peux aller jusqu’à 8 km/h, ce qui rend le trajet beaucoup plus agréable.
Le WHILL C2 est donc pour moi un véritable outil de liberté au quotidien. Il me permet de sortir seul, de faire mes courses, de me déplacer dans ma résidence et de rejoindre les endroits qui font partie de ma vie quotidienne.
Ce n’est peut-être pas le même type de liberté que celle que m’offre le Klaxon-Klick pour les longues promenades, mais c’est une liberté tout aussi importante : celle de pouvoir aller où je veux dans mon environnement quotidien.
Découvrir le WHILL C2 →Ergo Home Consult m’aide dans la recherche et le choix de matériel adapté à mes besoins. C’est un accompagnement qui fait partie de mon parcours autour de la mobilité et de l’autonomie.
Pour moi, l’enjeu est concret : trouver du matériel qui corresponde réellement à mes besoins et à ma manière de vivre.
Découvrir Ergo Home Consult →
Maxime Terwagne est bandagiste agréé en aides à la mobilité. Cette carte présente ses coordonnées professionnelles et les informations de M.T = Mobilité.
Mon Caddy, c’est bien plus qu’un véhicule adapté. C’est ce qui me permet d’emmener mon Küschall avec moi et de partir là où j’en ai envie.
Grâce à lui, je peux aller rendre visite à ma famille, sortir, avoir des loisirs, découvrir des endroits, aller voir des expositions… bref, continuer à profiter de tout ce que la vie peut offrir.
Le bras-robot installé à l’arrière me permet de charger mon Küschall dans le véhicule. Une fois le fauteuil à bord, je peux prendre la route sans devoir renoncer à mes projets à cause de mes difficultés de mobilité.
Une visite à la famille, une exposition, une sortie, une promenade, un week-end… Tout cela devient possible parce que je peux emmener mon fauteuil avec moi.
En réalité, mon Caddy me permet surtout une chose : vivre.
Voir les photos du Caddy →Avant, je pensais surtout à la mobilité comme quelque chose d’évident. Aujourd’hui, chaque solution technique a une fonction bien précise. Mon Küschall, ma motorisation Klaxon-Klick, mon WHILL C2 et mon Caddy ne remplacent pas ma vie : ils m’aident à la vivre.
Le Klaxon-Klick m’emmène plus loin. Le WHILL C2 me permet de vivre pleinement mon quotidien. Le Küschall me donne la mobilité et le Caddy me permet de l’emmener.
Et ensemble, ils me permettent surtout de continuer à vivre, à sortir, à découvrir et à aller où je veux.
Ces récits sont construits à partir de mon manuscrit « Version IA2 ». Chaque expérience raconte un moment précis et ouvre une réflexion sur l'autonomie, l'accessibilité ou la place des personnes handicapées.
Au début de la revalidation, soulever deux kilos est impossible. Il faut redescendre à un kilo et recommencer. Un détail pour beaucoup, une étape énorme pour moi.
« Comment mesure-t-on les progrès quand les gestes les plus simples deviennent des victoires ? »
Au départ, le personnel doit utiliser un palan pour me transférer du lit au fauteuil. Puis vient le jour où je réalise moi-même le transfert, avec mes bras et les techniques apprises en ergothérapie.
« L'autonomie, est-ce tout faire seul ou pouvoir décider comment recevoir l'aide dont on a besoin ? »
Après quatre mois, une douche redevient un événement. Il faut un transfert, une chaise adaptée, de l'organisation et quelqu'un pour aider. Un geste banal devient une vraie étape de liberté retrouvée.
« Pourquoi faut-il parfois des mois d'efforts pour retrouver un geste que l'on faisait sans y penser ? »
Un appartement adapté à Soignies n'est finalement pas attribué. D'autres pistes apparaissent : CPAS, hôtel social, MRS, résidences-services. La sortie approche et il faut trouver une solution.
« Une personne handicapée doit-elle s'adapter aux logements disponibles, ou la société doit-elle permettre à chacun de choisir son lieu de vie ? »
Après plusieurs recherches, je visite la résidence-service Accord'Age à Charleroi. Je découvre les lieux, compare les possibilités et choisis l'appartement 502, au cinquième étage, avec vue sur le parc.
« Trouver une solution adaptée, est-ce la même chose que pouvoir choisir librement son lieu de vie ? »
Après plus de sept mois d'hospitalisation, sortir signifie retrouver un autre rythme, d'autres contraintes et une autre perception de la liberté. Les sorties deviennent aussi une manière de reprendre une place dans la vie sociale.
« Une ville est-elle vraiment accessible si l'on peut entrer quelque part, mais pas y vivre sa vie comme les autres ? »
Je ne veux pas seulement raconter les obstacles que j'ai rencontrés. Je veux aussi questionner les choix de société qui déterminent l'autonomie réelle des personnes handicapées.
Mon passage en résidence-services m'a amené à réfléchir à ce que signifie réellement choisir son logement et son mode de vie.
L'accessibilité ne se mesure pas seulement à la présence d'une rampe : elle se mesure à la possibilité réelle de se déplacer.
Mon parcours m'a appris que demander ou recevoir de l'aide ne devrait pas supprimer la liberté de décider pour soi.
Participer à la vie sociale, sortir, travailler, pratiquer une activité ou simplement aller boire un verre ne devrait pas être exceptionnel.
Je veux confronter mon vécu à celui d'autres personnes handicapées, aux associations, aux professionnels et aux réalités du terrain. C'est à partir de cette écoute que je souhaite construire des propositions concrètes.
Cette rubrique pourra être enrichie au fil de mon travail : pour chaque sujet, présenter le problème, mon expérience, les informations disponibles et la proposition envisagée.
Constats et propositions sur l'accès aux bâtiments, services et espaces publics.
Déplacements, transports et autonomie.
Logement, démarches, loisirs et participation sociale.
Le site pourra permettre aux visiteurs de partager une difficulté ou une expérience liée au handicap et à l'accessibilité. Les témoignages seront distingués des données représentatives et pourront servir de point de départ à des recherches ou à des échanges.
Partager une expérience →Vous souhaitez échanger avec moi, partager votre expérience ou simplement me laisser un message ? Écrivez-moi directement à Dimitri.marit.pmr@gmail.com.